Dirinon
petite commune au sud immédiat de Landerneau. Elle possède une belle église avec un enclos paroissial. Dirinon touche presque les quartiers nouveaux de Landerneau. Je me souviens que pendant la seconde guerre mondiale, ma grand-mère déjà réfugiée de Brest à Landerneau avait dû se réfugier quelques jours à Dirinon après que le mur de son appartement avait été perforé par un obus de faible calibre, résultat d'un combat aérien au-dessus de Landerneau.
Dirinon vient du breton « diri » (chênes) et de sainte
Nonne (VIème siècle).
Dirinon est, semble-t-il, un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de
Plougastel. A l'origine, Dirinon faisait en fait partie avec ses trèves
Saint-Urbain et Trévarn, de la paroisse primitive de Plougastel-Daoulas. Ce
territoire était autrefois très boisé ( forêt de Talamon).Dirinon était un
ancien prieuré de l’abbaye de Daoulas, et
doit son nom à sainte Nonne, dite aussi Nonnite (mère de saint Dewi, patron du
pays de Galles). La paroisse de Dirinon dépendait de l'ancien évêché de
Cornouaille (L'Elorn marquait à Landerneau la frontière entre le Léon et le
Kerné (Cournouaille)
église Sainte-Nonne
Elle date du XVème siècle, et a été restaurée au XVIIIème siècle.
Le clocher date de 1588-1593. Le porche midi, date de 1618 et abrite dans la niche du fronton un groupe de la Sainte Trinité. Dans la nef, deux rangées de saints sont menées au sud par Nonne et au nord par Divy. Un jugement dernier orne le chœur. Dans les transepts se font face les Apôtres et les pères de l'église. Les retables de la Trinité et du Rosaire datent du XVIIème siècle. Dans le bras nord du transept, l'autel du Rosaire est entouré des quinze médaillons des mystères. L'autel de la Sainte-Trinité dans le transept midi est surmonté d'un beau retable à colonnes torses et aux riches sculptures. Les peintures sont signées de Jean Louis Nicolas (1856-1858). Les sablières datent de 1623 et sont ornées de masques de figures extravagantes.

Calvaire et face nord de l'église
porche sud |
nativité |
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