Kyôto
en construction
京都
J'ai visité Kyoto une demi-douzaine de fois entre 1986 et 1996.
La ville n'est plus la capitale qu'elle était jusqu'au milieu du XIXe et ce serait exclusivement une ville musée, visitée par des myriades de touristes plus nippons que gaijin (gens de l'extérieur) s'il n'y avait dans la banlieue de nombreuses usines d'un Japon industrieux. Parmi celles-ci Kyocera, pour le moment la société mondiale dominant le marché des céramiques, des ciseaux au substrats des composants électroniques, a été célèbre par le parcours de son fondateur qui a pris sa retraite comme bonze bouddhiste.
Kyôto, anciennement Heian-kyo fut fondée comme capitale en 794 et resta le
siège de l'empire jusqu'à l'avènement de Tôkyô en 1868, au début de l'ère
Meiji. Son plan est en damier nord-sud est-ouest, sur le modèle des capitales
chinoises.
Sous l'empire -avant l'ère des Shogun-, Kyoto a été le siège de rivalités
entre familles de nobles et avec des communautés de moines qui entretenaient
des armées au même titre que les autres féodaux. Le principal siège de ces
monastères influents était dans les collines du Nord-Est de Kyoto, autour de
l'Enryaku-ji.
Le bouddhisme importé de Chine et de Corée fut la religion officielle du Japon
depuis la fondation de Kyoto jusqu'à l'ère Meiji, où la religion shintoïste
primitive fut remise à l'honneur. Mais le bouddhisme lui-même est divisé en
de multiples sectes un peu à la manière du protestantisme américain. La
popularité de ces sectes a varié suivant les âges. Cela se traduit bien dans
la variété des temples de Kyoto. On notera que les temples zen, une des sectes
qui ne remonte qu'au XVIe siècle, ne sont plus fréquentés que par des
touristes alors que des sectes plus anciennes aux Hongwan-ji ou à Kiyomizu-dera
attirent presque autant de pèlerins que de touristes. Probablement, les membres
des sectes zen ont retrouvé dans le renouveau shinto les abstractions
religieuses auxquels ils étaient les plus sensibles.
Kyôto comprend de nombreux temples qui méritent une visite. On ne saurait trop recommander aux visiteurs qui ne font qu'une seule visite au japon d'y consacrer quatre ou cinq jours. Les endroits à visiter sont très dispersés et la plupart ne sont pas accessibles à pied depuis la gare ou les hôtels. Il est nécessaire de réserver les pieds à quelques itinéraires intéressants dans les jardins et de parcourir les grandes distances en métro, en bus et en taxi.
A part les temples, on se doit de flâner dans le quartier de Gion et surtout dans le quartier au bord du fleuve Kamogawa, l'ancien quartier des geishas où on découvre des tavernes surplombant le fleuve
LIENS
Temples zen
Ryoan-ji 竜安寺
temple zen rinzaishu construit par Hosokawa Katsumoto de 1450, reconstruit après un incendie en 1797. Son jardin de sable et pierre (karasansui) de 23x9m avec ses 15 cailloux-îles est souvent considéré comme le centre de méditation du bouddhisme zen.
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Nous eûmes un jour la chance de le visiter à l'ouverture, le seul bruit était
celui d'un moine ratissant ce jardin et celui des oiseaux.
Les salles de ce temple sont ornées de paravents (fusuma) peints.
Daitoku-ji
大覚寺un des ensembles de temples le plus vastes de Kyoto dans un grand jardin. Il
fut créé par l'empereur Go-Daigo en 1324. Il n'est que rarement visité par
les touristes étrangers.
Le Daisen-in est un des temples zen de cet ensemble. Il possède un beau jardin
de pierre.
Kinkakuji
金閣寺pavillon d'or, construit à l'initiative de Ashikaga Yoshimitsu en 1397, incendié en 1950.
Ginkakuji
銀閣寺pavillon d'argent construit par le shogun Ashikaga Yoshimasa
Temples Tendai
Enryaku-ji
延暦寺Ce temple est situé dans la montagne au Nord-Est de Kyôto. En fait il s'agit d'une propriété très étendue s'étendant plus d'un kilomètre.
Sanzen In
三全院
Ce temple est au dessus de la village de banlieue résidentielle de
Ôhara au nord de Kyôto Le temple fondé au IXe comme une dépendance du
monastère de Enryaku-ji de la secte Tendai et fait l'objet de pèlerinages. On
dispute la paternité de sa construction entre Dengyo Daishi le fondateur de la
secte Tendai ou le prêtre Eshin un siècle et demi plus tard.
Sa caractéristique est le calme, même la foule des dimanches est loin d'être
aussi bruyante que dans d'autres enceintes de Kyôto. Le jardin de mousse, les cerisiers,
les mares des carpes, les tuyaux de bambou alimentant de petites cascades
constituent un paysage apaisant.
Chion-in
知恩院
ce temple construit au XVIIe siècle est le siège de la secte Jodo-shu (de la terre pure). Chaque fois que je l'ai visité, des moines chantaient un office à la gloire de Amida Buddha
Ninna-ji
Daikku-ji
Myôshin-ji
妙心寺temple de la secte zen rinzai
Kiyomizu-dera
清水寺ce temple aurait été fondé en 778 par le prêtre Enchin. Les bâtiments
actuels sur le pentes des monts Higashiyama (monts de l'Est) ont été érigés
en 1631 à l'initiative de Iemitsu Tokugawa. On y accède par une allée en
montée bordée par des échoppes de commerçants, vendant surtout des
souvenirs. A l'époque de ma visite, les moines étaient en grève parce qu'on
les obligeait à rendre des comptes à l'administration locale. Les guichets
d'entrée étaient fermés, mais les commerçants vendaient pour deux fois le
prix d'entrée officiel des invitations spéciales qui nous servirent de
sauf-conduit pour accéder au temple.
La visite du temple est traditionnellement recommandée en fin d'après-midi où
il est très bien éclairé par le soleil.
Nanzen-ji 南禅院
Nishi Hongan-ji 西本願寺
construit en 1591 par Toyotomi Hiedyoshi, il devint le siège de la secte Jôdo Shin Shü
Higashi Hongan-ji
東本願寺Sanjûsangen-dô
三十三間堂Ce nom a été donné au temple RengeoIn à cause de ses 33 niches entre les piliers du Hall. Il mesure 120m de long sur 10 m de large. Il fut construit en 1164 et reconstruit en 1266. Il contient de nomreuses statues dont un trésor national une statue de Kannon sculpte en 1254.
Tô-ji 東時
situé au sud de la gare de Kyôto, il possède une pagode de 56 mètres en 5 étages, la plus haute du Japon Elle fut construite en 1644 à l'initiative du shogun Iemitsu Tokugawa..
Le temple Tôji fut créé en 796. Il devint en 818 le siège de la secte bouddhique Shingon, fondée par le prêtre Kukai. Les batiments d'origine n'ont pas résisté aux flammes des guerres civiles et les structures ont été rebâties aux Xve et XVIIe siècles.
Le Kondô,construit en 1606, est le bâtiment principal orné du Bouddha Yakushi Norai. Le Kôdô, datant de 1491, possède 21 statues dont 15 datant de l'ère Heian des VIIIe et IXe siècles.
Un petit musée d'art bouddhique et une école Shingon complètent les constructions du Tô-ji..
Tofuku-ji 東福寺
au sud-est de Kyoto, temple de la secte zen Rinzai
Palais et Temples impériaux
Je n'ai pas visité le palais impérial qui n'est que très occasionnellement ouvert au public et sur réservation. Les bâtiments sont très récents et seuls les jardins me font regretter cette lacune de visite.
Palais du shogun Nijô-jo
二条城Il fut construit pour Ieyasu Tokugawa, le premier shogun, à partir du début du XVIIe siècle (1603). Les salles sont remarquables par leurs parquets bruissant sous les pas, afin que des assassins ne puissent surprendre le shogun pendant ses visites auprès de l'empereur.
Il contient deux ensembles le palais Ninomaru auquel on accède par la belle
porte Karamon, et le palais Homaru plus à l'intérieur. Le palais Homaru a
brûlé au XVIIIe siècle et les bâtiments actuels étaient auparavant des
annexes du palais impérial replacés dans le Nijô-jô en 1893. Le palais
Ninomaru est remarquablement aménagé; il contient six bâtiments et de
nombreuses salles, dont la plus célèbre est la hall Ohiroma. On a représenté
dans ce hall la scène d'abdication du shogun devant l'empereur au début de
l'ère Meiji.
Les portes coulissantes et les paravents sont décorés avec des peintures
caractéristiques de l'ère Edo.
Heian jingû (Heian shrine) 平安神宮
temple shinto construit en 1895, il est dédié aux empereurs Kammu -l'empereur ayant fondé Kyoto en 795- et au dernier empereur résidant à Kyoto Komei. Il est précédé d'un immense torii. Ce temple est très fréquenté par les enfants des écoles et par les jeunes mariés (le mari en smoking et la femme en kimono de luxe, de rigueur si le mariage est célébré selon le rite shinto).